4/03/2013

Architecture au Maroc - Portes Historiques



Les Rois du Maroc accordaient beaucoup d’importance à la construction des murailles de protection dans les localités urbaines non seulement pour la défense mais aussi pour marquer leur aspect civilisationnel, patrimonial et Économique. 
Certaines de ces portes historiques sont :

Bab Chellah
Située à 700m à l'ouest de Borj Sidi Makhlouf, C'est l'une des trois portes qui permettaient avant le protectorat de franchir l'enceinte des Moriscos, reconstruite presque entièrement au XIXè siècle par le Sultan Alaouite Moulay Slimane

Timbres du Maroc Année 2002
Date d'émission : 28 Février
Sujet : Architecture-Porte
Valeur : 6.50 MAD
Nombre de timbres dans la série : 1 
Dentelure : 12.9 x 13.2
Imprimeur : ITVF Périgeux - France


Bab El Okla
Bab El Okla, une des sept portes historiques de Tétouanest (Maroc) c'est la plus récente de toutes les portes et l'une des plus actives. Elle se compose d'une porte principale et d'une entrée secondaire sur le côté. La fontaine juste à l'intérieur de la porte se distingue par ses carreaux Tetouani typiques et des inscriptions de versets du 18ème siècle faisant l'éloge du dirigeant de la ville, Omar Luqash. 

Timbres du Maroc Année 2003
Date d'émission : 28 Février
Sujet : Architecture-Porte
Valeur : 6.50 MAD
Nombre de timbres dans la série : 1 
Dentelure : 13.3 x 13.3
Imprimeur : ITVF Périgeux - France


Bab Agnaou
Construite par le Souverain Almohade Yaaqoub Al Mansour pour perpétuer le succès obtenu dans le combat d'Arac (Aracos)qui avait été éclaté ente lui et le roi Alphonse 8 en 591 de l’hégire. Cette porte représente un procédé architectural antique particulier qui est dissemblable aux autres portes historiques de Marrakech, ces imposants remparts , haut de 10 mètres donnent une idée de l'importance historique de la ville. 

Timbres du Maroc Année 2004
Date d'émission : 18 Mars
Sujet : Architecture-Porte
Valeur : 6.50 MAD
Nombre de timbres dans la série : 1 
Dentelure : 13.3 x 13.3
Imprimeur : ITVF Périgeux - France



Bab Boujloud
Construite une première fois au XIème siècle, elle a été restaurée et réaménagée à plusieurs reprises. En 1913, sous le règne du Sultan Alaouite Moulay Hafid, cette porte a été décorée en céramique émaillée, bleue d’un côté et verte de l’autre. La face bleue de la porte donne sur l'extérieur de la Médina.

Timbres du Maroc Année 2005
Date d'émission : 30 Mars
Sujet : Architecture-Porte
Valeur : 6.50 MAD
Nombre de timbres dans la série : 1 
Dentelure : 13.5 x 13.5
Imprimeur : ITVF Périgeux - France


Bab Marshan
Cette porte qui donne sur la place du Tabor est la plus vieille de la ville et a longtemps été l'unique porte séparant le quartier de la casbah et le Marshan. Restaurée, elle est formée d'ogives et d'arcades aux allures médiévales. Elle date du XVe siècle, à l'époque portugaise. Sa première particularité est d'avoir deux noms : Bab Marshan lorsqu'on se trouve du côté de la casbah et Bab el-Kasbah du côté du Marshan.

Timbres du Maroc Année 2006
Date d'émission : 30 Mars
Sujet : Architecture-Porte
Valeur : 6.50 MAD
Nombre de timbres dans la série : 1 
Dentelure : 13 x 13
Imprimeur : ITVF Périgeux - France


Bab El-Mrissa
C'est une porte fortifiée datant du XIIIe siècle et se situant à Salé (Maroc), elle est l'une des deux portes monumentales d'un ancien arsenal maritime, bâties entre 1260 et 1270 par les Mérinides. D'après le Kitâb El-Istiqçâ, sa conception revient à Mohamed ben Ali. Quant à sa construction, elle coïncide avec la prise de Salé par Alphonse X de Castille en 1260 et marque le point de départ de la « guerre sainte » mérinide.


Timbres du Maroc Année 2007
Date d'émission : 07 Décembre
Sujet : Architecture-Porte
Valeur : 6.50 MAD
Nombre de timbres dans la série : 1 
Dentelure : 13.5 x 13.5
Imprimeur : Philaposte France


Bab El Marsa
Parmi les monuments les plus prestigieux d'Essaouira, la Porte de la Marine, Bab el Marsa, construite en 1769, permet d'accéder ensuite à la ville, en suivant les remparts du quartier de la Sqala. Sur le fronton triangulaire très classique, les sculpteurs ont célébré les trois religions du Livre qui vivaient ici en paix : la coquille de Saint-Jacques des Chrétiens, le croissant arabe et les inscriptions arabes et juives.

Timbres du Maroc Année 2008
Date d'émission : 26 Décembre
Sujet : Architecture-Porte
Valeur : 7.80 MAD
Nombre de timbres dans la série : 1 
Dentelure : 13 x 13
Imprimeur : Philaposte France


Bab Mehdia
La porte de La Casbah de Mehdia constitue l'un des symboles historiques de la ville de Kénitra et de la région du Gharb (nord-ouest du maroc). L'activité humaine sur ce site remonte à l'époque phénicienne puis romaine, ensuite par des tribus amazighs puis ce site verra l'installation d'un point de relais par les différentes dynasties arabo-musulmanes pour l'invasion de l'Andalousie. Le site sera occupé également par les portugais puis les espagnols et sera connu comme "San Miguel de ultra mar". Moulay Ismail reprendra la kasbah au espagnol et y installera une légion des "Ghish El Oudaya" pour sa protection. en 1912, la Casbah sera occupée par l'armée française, en 1944, elle sera bombardée par les américains lors de leur débarquement.

Timbres du Maroc Année 2009
Date d'émission : 30 Octobre
Sujet : Architecture-Porte
Valeur : 7.80 MAD
Nombre de timbres dans la série : 1 
Dentelure : 13 x 13
Imprimeur : Philaposte France


Bab El Bahr
Bab El Bahr est l'une des trois magnifiques et monumentales portes permettent d’entrer dans la médina, celle-ci est calme et d’une propreté admirable, elle est entourée de remparts (édifiés par les portugais) donnant d’un côté sur la mer et de l’autre sur la cité.



Timbres du Maroc Année 2010
Date d'émission : 10 Juillet
Sujet : Architecture-Porte
Valeur : 7.80 MAD
Nombre de timbres dans la série : 1 
Dentelure : 13 x 13
Imprimeur : Philaposte France


Source : Association de philatélie d'Agadir
             Divers













4/02/2013

PETITE HISTOIRE DE L’ECRITURE CHINOISE



Timbres de Chine Année 2011
Date d'émission : 15 Avril 
Sujet : Ancienne Calligraphie chinoise  (Ecriture cursive)
Valeur : 1.20 CNY
Nombre de timbres dans la série : 4 
Dentelure : 13 x 13.5
Imprimeur : Beijing Postage Stamp Printing House



Parmi les écritures en usage aujourd’hui, l’écriture chinoise est la seule qui ait traversé autant de millénaires. Les plus anciennes traces ont été découvertes sur des os ou sur de l’écaille de tortue, gravées à la pointe. Datées à partir du XIVe siècle avant notre ère, ces inscriptions concernent des oracles et témoignent de la relation fondamentale entre la divination et la naissance de l’écriture chinoise : le devin apposait des tisons incandescents sur une carapace de tortue, puis interprétait les craquelures produites par la chaleur ; il consignait ensuite le résultat de sa divination sur la carapace, à proximité des craquelures. Il s’agit déjà d’un système pictographique cohérent, bien que les graphies ne soient pas encore stabilisées. Dans un corpus de 40 000 documents du XIVe au XIe siècle avant J.-C., on a relevé un lexique déjà riche de 
4 672 graphies. 

D’autres inscriptions, fondues dans le bronze des vases rituels, permettent de suivre l’évolution du XIIe au IIIe siècle : on observe un grand nombre de variantes graphiques pour un même caractère et une écriture de plus en plus complexe. 

Au IIIe siècle avant J.-C., l’empereur Qin Shihuang (221-210), englobant l’écriture dans sa politique d’unification de la Chine, demande à son ministre Li Si de mettre un terme à la prolifération anarchique des caractères. Li Si établit une liste de 3 000 caractères dont il fixe la forme. Cependant, le nombre de caractères ne va cesser d’augmenter :
• 8 000 à la fin du Ier siècle de notre ère, 
• 18 000 au IIIe siècle, 
• 30 000 au XIe, 
• 47 000 au XVIIIe, 
• environ 55 000 aujourd’hui dont 3 000 sont d’usage courant. 

Cette tendance à la prolifération, répondant à un enrichissement quasi permanent du lexique, est rendue possible par la nature même des caractères. C’est ce qui explique la grande pérennité de cette écriture. Dans sa politique de lutte contre l’illettrisme (80% en 1949), le gouvernement communiste généralisa l’instruction et chercha à faciliter l’apprentissage de l’écriture. Il promulgua en 1958 une réforme fondée sur la simplification de la graphie de 515 caractères ; cette simplification consiste en une diminution du nombre de traits composant un caractère. En 1995, le taux estimatif de l'alphabétisation des adultes était de 81% (d'après l'Unesco).


LES QUATRES STYLES D'ÉCRITURE 
La tradition définit quatre grands styles d'écriture :
-L'écriture sigillaire 
-L'écriture régulière
-L'écriture des scribes 
-L'écriture cursive


L'ÉCRITURE SIGILLAIRE
C'est celle des inscriptions sur bronze, unifiée par Li Si au IIIe siècle avant notre ère.
Elle reste utilisée pour la gravure des sceaux.


L'ÉCRITURE DES SCRIBES
C'est celle des anciens manuscrits sur soie et sur planchettes de bois. Le tracé des 
caractères est décomposé en traits aux pleins et déliés bien contrastés. C'est la forme la plus ancienne de l'écriture moderne. Les calligraphes la pratiquent pour ses 
qualités graphiques et sa tonalité archaïsante


L'ECRITURE RÉGULIÈRE , OU ECRITURE CARRÉE.
Les caractères s'inscrivent parfaitement dans un carré, les traits sont parfaitement détachés les uns des autres. C'est l'écriture des copies officielles dont s'inspirent les caractères d'imprimerie. Pour les calligraphes, elle exprime la pureté d'une tradition classique


L'ÉCRITURE CURSIVE
C'est l'écriture courante, celle de tous les jours, des notes personnelles et de la correspondance privée. A l'intérieur d'un caractère, les traits sont liés. Plus rapide, elle devient plus cursive. C'est l'écriture des brouillons hâtifs, parfois difficiles à déchiffrer.C'est celle où s'expriment le plus librement les calligraphes.

Source : BNF