6/02/2013

Le Singe Magot (Macaca sylvanus)

Le Macaque berbère ou Magot (Macaca sylvanus) est le seul macaque vivant sur le continent africain, à l'état sauvage dans les forêts relictuelles du Maroc et de l'Algérie ainsi que de manière artificielle sur le rocher de Gibraltar 

Mensurations 
Poids : 
Mâle : 9,5 à 17,0 kg (valeur médiane 14,5 kg)
Femelle : 5,2 à 11,0 kg (valeur médiane 9,5 kg)
Taille : 
Longueur tête et corps
Mâle : 550 à 640 mm
Femelle : 420 à 580 mm
Longueur de la queue :
Mâle : 10 à 25 mm
Femelle : 0 à 20 mm

La macaque berbère est cantonné aux régions montagneuses d'Afrique du nord (de 800 à 2200 m) à végétation forestière. Le domaine vital moyen pour un groupe est de l'ordre de 1 à 1,5 km², mais cette valeur est sujette à forte variation en fonction de la qualité de l'habitat, de son fractionnement et de la densité de population. Des domaines vitaux allant jusqu'à 9 km² ont été décrits dans certains environnements peu favorables. Son aire de répartition est aujourd'hui très fractionnées et son habitat souvent dégradé notamment en raison de la concurrence avec l'agriculture et l'élevage

___---***FDC ET CARTES MAXIMUM EN VENTE***---___


Article du Soir d'Algérie daté du 08 Septembre 2011
Le singe magot menace les cultures arboricoles
Le singe magot, dans la commune d’Iboudrarène et celle de Yatafen aussi, est devenu un problème d’insécurité pour les citoyens du fait que ses «descentes» de plus en plus fréquentes dans les villages sont devenues une menace pour leur vie, après avoir eu à pâtir, durant deux décennies, des méfaits de ce macaque sur leurs cultures arboricoles. 
Cette situation d’invasion a fait réagir les villageois de ces communes qui, devant la prolifération des meutes de plus en plus nombreuses de ce singe qui n’hésitent plus à squatter même les toits des habitations, ont alerté tous les responsables à quelque niveau que ce soit, leur demandant de trouver une solution à ce phénomène et à les «libérer» de cette «colonisation ». Mais apparemment, et malgré quelques promesses des responsables de la Conservation des forêts de la wilaya de Tizi-Ouzou et du Parc national du Djurdjura, rien n’est venu tranquilliser ces habitants qui, quotidiennement, doivent affronter à mains nues des «escadrons» de singes qui les narguent jusque devant leurs portes. L’Association de l’environnement d’Iboudrarène et les responsables locaux de cette municipalité, très réservés jusque-là sur les moyens préconisés par les «autochtones» pour «libérer» leurs terres, du fait que cette espèce de primates est protégée par la loi, ont décidé d’apporter leur assistance aux villageois dont la quiétude et la sécurité sont menacées. «Aucune loi ne peut être promulguée ou maintenue si elle constitue une menace pour la vie humaine», a souligné M. Smaïli Abdelkader, vice-président de l’APC d’Iboudrarène, en évoquant les dégâts qu’occasionnent ces singes à l’arboriculture locale. L’Association de l’environnement d’Iboudrarène a réagi à ce fléau en adressant au wali de Tizi- Ouzou un courrier-requête, portant même l’estampille de l’APC, dans lequel elle a exposé les «dégâts commis par le singe magot sur les plantations arboricoles» des communes Yatafen et Iboudrarène, dans la daïra de Beni-Yenni. Les rédacteurs de la requête expliquent que les paisibles citoyens de ces localités situées à la périphérie du Parc national du Djurdjura, sans aucune ressource, «sont livrés à eux-mêmes et assistent, la mort dans l’âme, à la dégradation continue de leur cadre de vie depuis notamment le début de la décennie 1990». Mais si pendant une vingtaine d’années, les populations de ces régions montagneuses ont subie l’invasion et le «diktat» de cette espèce de macaque endémique sur leurs terres cultivées, aujourd’hui, la situation est encore plus grave vu que «ces primates s’invitent dans les foyers et constituent de ce fait une menace réelle pour les vies humaines, car ils détruisent tout sur leur passage (toitures des maisons, câbles électriques et téléphoniques…) et font même tomber de grosses pierres des toits des maisons». Menacée par le passé et protégée par la loi depuis les années 2000, cette espèce de singe est devenue aujourd’hui menaçante pour la vie des humains et est même à l’origine de la disparition de plusieurs espèces d’oiseaux dont ils saccagent les nids et les œufs, selon le document de l’AE d’Iboudrarène. Et c’est dans le but de faire «bouger» les services de l’administration des forêts et du PND que l’association a fait appel au wali pour faire cesser ce comportement «de non-assistance à personne en danger qui provoque la colère et l’exacerbation des citoyens» et pour que les citoyens, justement, ne viennent pas à user du «droit de recourir à d’autres formes de protestation si des solutions adéquates ne sont pas trouvées dans les meilleurs délais». 
Sadek Aït-Salem
Le Soir d'Algérie